Contexte : Après la récolte dans les champs, les vignes, les vergers, il reste des kilos de fruits, légumes ou graines. Après la date limite de vente (et parfois même avant), les poubelles des magasins regorgent des invendus invendables. Après le marché, fruits et légumes non stockables sont jetés.

Le - pour la planète : Une production gaspillée qui se comptabilise en tonnes.

Le geste TE : User de son droit de glanage autant que possible, dans les champs, voire dans les villes (pour les militants, les récupérateurs et les personnes dans le besoin).

Comment : Le glanage des villes apparaît comme une solution possible pour lutter contre une société dont les excès de consommation s'organisent en une véritable débauche. Il suffit, pour s'en convaincre, de regarder ce reportage du Monde : Les Glaneurs des Villes. Dans les champs, le glanage s'organise aujourd'hui, souvent en lien avec les agriculteurs, comme une pratique de lutte contre les pertes de denrées alimentaires consommables. La démarche est bien expliquée ici.

Le glanage dans les jardins s'organise aussi, comme sur sur ce site, en Savoie.

Il s'agit cependant d'une pratique ancienne : on peut regarder à ce sujet le documentaire d'Agnès Varda : Les Glaneurs et la Glaneuse, et surtout admirer le tableau de Millet, ci-dessous (Les Glaneuses).

Le glanage est une pratique encadrée par la loi, pour les fruits et légumes non récoltés, dans les champs non clôturés, uniquement le jour. Quant aux poubelles, leur contenu n'appartient plus à personne dès lors qu'elles sont dans l'espace public. Les militants ne s'embarrassent pas de la loi et s'introduisent dans l'espace privé. Personnellement, ce ne sont pas leurs actions qui me révoltent.

7.10.16 : Je glane et je grapille
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