Contexte : Si, aujourd'hui, l'ensemble des média professionnels semble d'accord pour cesser d'ouvrir ses tribunes aux climatosceptiques, l'intox continue de plus belle son oeuvre dans l'ombre de la blogosphère et des réseaux sociaux.

Le - pour la planète : Ces nouveaux media font audience, et manipulent l'opinion. Or aucun changement ne pourra durablement s'installer pour lutter contre le réchauffement tant que l'opinion ne sera pas convaincue que c'est nécessaire.

Le geste TE : Dénoncer les "hoax" climatiques, c'est à dire les faux arguments diffusés par les climatosceptiques.

Comment : Le climatoscepticisme est né et s'est développé aux Etats Unis, c'est dire si - avec l'élection de Donald - on a du boulot ! Les arguments sont très souvent étayés (ou réputés l'être) par des scientifiques. Le journal Le Monde a recensé et dénoncé les principaux hoax : 

- Hoax n°1 : "Le réchauffement s'est arrêté en 1998". Or 15 des 16 années les plus chaudes du monde depuis 1850 appartiennent au XXIème siècle.

- Hoax n°2 : "Le réchauffement, c'est à cause du soleil". Or depuis 60 ans, le soleil est de plus en plus faible et les températures sont de plus en plus élevées.

- Hoax n°3 : "Les scientifiques se sont tous mis d'accord dans les années 70 pour "sortir" la thèse du réchauffement". Rien est moins faux que ce supposé consensus des scientifiques. Bien au contraire, les chercheurs ont été longtemps divisés, même s'ils ne le sont plus aujourd'hui, devant le rapport accablant des mesures de températures.

- Hoax n°4 : "Le GIEC manipule les données sur le climat". Née de l'interprétation des données qui ont fait l'objet d'une immense fuite sur internet en 2009 (on a appelé cet épisode le "climatgate") par des non scientifiques, ou sorties de leur contexte scientifique, cette accusation a déclenché 4 enquêtes internationales indépendantes qui ont toutes conclu à l'absence de manipulation. Mais le mal était fait sur l'opinion.

- Hoax n°5 : "En l'an mille, il faisait bien plus chaud qu'aujourd'hui", ou encore : "A l'époque le Groenland était une prairie verdoyante" (car Groenland signifie "pays vert" en langue scandinave). Or les analyses de la glace démontrent que la végétation du Groenland était à peu près la même à l'époque. Et l'on sait que le nom de Groenland provient d'un explorateur norvégien*, fondateur de la première colonie européenne au Groenland, qui souhaitait trouver un nom attractif à ce territoire. Si le moyen âge a effectivement connu une période de relatif réchauffement, celui d'aujourd'hui est incontestablement plus élevé. Par ailleurs, cette période a été suivie d'un refroidissement certain, causant le retour définitif des migrants du Groenland. Ce qui prouve que les variations climatiques entraînent des migrations humaines, qu'on serait bien avisés d'anticiper dès maintenant pour ce qu'on en connait pour l'avenir.

* Eric le Rouge, dont la Saga a été écrite au XIIIème siècle.
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