Contexte : Manger est un plaisir simple, qui peut nous rendre complices de certains déséquilibres majeurs de notre système, sans même qu'on s'en rende compte.

Le - pour la planète : L'alimentation dite "traditionnelle" (c'est à dire celle qui est issue des filières agro-industrielles, qui n'ont, en fait, plus rien de traditionnel) est responsable de plusieurs types d'émissions de gaz à effet de serre, dont certains pourraient être évités :

  • les engrais et pesticides de synthèse sont des dérivés du pétrole qui émettent beaucoup de CO2 lors de leur fabrication, et continuent de le faire (plus modestement) lors de leur utilisation.
  • plus les exploitations agricoles se déploient sur des surfaces importantes, et plus la machinerie (tracteurs...) est lourde et puissante, et émet de CO2.
  • plus les fermes sont loin du lieu de consommation, et plus le transport nécessaire pour acheminer les denrées, ainsi que l'emballage destiné à les préserver, augmentent leur empreinte carbone.

Le geste TE : Augmenter la part des produits Bio dans notre régime en réduit considérablement leur nocivité sur le climat. Mais attention : pas à n'importe quelle condition.

Comment : La Bio est un mode d'agriculture respectueux du cycle des saisons, d'une production à taille "humaine" et d'une distribution dans les circuits locaux. La production des fermes agro-potagères locales est capable de réduire les émissions liées aux engrais de synthèse, aux tracteurs, aux transports et aux emballages. C'est à privilégier absolument.

Au contraire, le Bio est une mode sur laquelle les industriels surfent, souvent au mépris des saisons, pour faire face à une demande croissante. La filière Bio industrielle propose des produits très énergivores : cultivés dans des serres chauffées, en Belgique, Hollande ou Espagne. Ses produits sont en vente dans les grandes surfaces. A éviter, donc.

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