Je glane et je grapille

Contexte : Après la récolte dans les champs, les vignes ou les vergers, il reste des kilos de fruits, légumes ou graines.

Après la date limite de vente (et parfois même avant), les poubelles des magasins regorgent des invendus invendables.

Après le marché, fruits et légumes non stockables sont jetés.

Le - pour la planète : Une production gaspillée qui se comptabilise en tonnes.

Le geste TE : Glaner dans les champs, voire dans les villes (ce que font de nombreux militants, récupérateurs ou personnes dans le besoin).

Comment : Le glanage est une pratique encadrée par la loi, pour les fruits et légumes non récoltés, dans les champs non clôturés, uniquement le jour. Quant aux poubelles, leur contenu n'appartient plus à personne dès lors qu'elles sont dans l'espace public. Les militants ne s'embarrassent pas de la loi et s'introduisent dans l'espace privé. Personnellement, ce ne sont pas leurs actions qui me révoltent.

Le glanage dans les villes apparaît comme une solution possible pour lutter contre une société dont les excès de consommation sont permanents. Il suffit, pour s'en convaincre, de regarder ce reportage du Monde : Les Glaneurs des Villes.

Dans les champs, le glanage s'organise aujourd'hui, souvent en lien avec les agriculteurs, comme une pratique de lutte contre des pertes de denrées alimentaires consommables. La démarche est bien expliquée ici.

Le glanage dans les jardins s'organise aussi, comme sur sur ce site, en Savoie.

Il s'agit cependant d'une pratique ancienne : on peut regarder à ce sujet le documentaire d'Agnès Varda : Les Glaneurs et la Glaneuse.

 

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