Contexte : Jusqu'à une date très récente, tous les économistes ne juraient que par la croissance comme moteur de l'emploi, de la richesse et de la santé globale de l'économie. Les médias relayent encore cette théorie plusieurs fois par jour, en particulier à la télé.

Le - pour la planète : Il est impossible augmenter la croissance économique sans augmenter la consommation d'énergie et le volume des déchets. Le PIB mondial a doublé entre 1997 et 2012, entraînant le doublement des émissions de CO2.

Aujourd'hui, la croissance du PIB ne débouche plus sur une amélioration du bien-être, ni sur une création nette d’emplois, ni sur une réduction des inégalités. Donc, pourquoi la poursuivre...?

Le geste TE : Changer de paradigme.

Comment : Sous le titre "Halte à la croissance", le Club de Rome a publié le premier rapport alertant sur les limites de notre modèle industriel en 1972 (traduit en français en 1973). Ce livre reste une référence : ses données ont été actualisées en 2004, en confirmant la pertinence de l'analyse initiale. 

Depuis, on a pris conscience des limites de la croissance, mais on continue d'agir en son nom. C'est, à mon sens, le principal obstacle à la transition, à l'échelle nationale comme internationale.

Heureusement, de plus en plus d'experts en économie commencent à réfléchir autrement, comme en témoigne cet article.

En tant qu'économiste, j'ai eu moi-même beaucoup de mal à réfléchir autrement. Mais à mon échelle, je me figure de mieux en mieux les limites des ressources naturelles, et j'en tiens compte dans mes achats de tous les jours.

Retour à l'accueil