Contexte : A notre époque de grand confort énergétique, nous n'avons pas le réflexe d'utiliser la chaleur résiduelle de nos appareils et ustensiles de cuisson. 

C'était pourtant un sport dans la cuisine préhistorique, antique ou moyenâgeuse, ou plus récemment en temps de guerre.

Le - pour la planète : Laisser refroidir une plaque de cuisson ou un four "pour rien" fait perdre de l'énergie inutilement. De nombreuses industries l'ont compris depuis longtemps, et utilisent la chaleur produite lors d'un cycle d'activité, au bénéfice d'une autre activité (comme le séchage, par exemple).

Le geste TE : Prendre l'habitude d'optimiser les appareils de cuisson, et d'utiliser la chaleur résiduelle pour finir de cuire nos bons petits plats.

Comment : Tout dépend des ustensiles et des modes.

- Au four : j'éteins aux deux tiers de la cuisson et je laisse le plat un peu plus longtemps (pour la viande saisie, penser à la couvrir : 10 minutes de repos au chaud la rendra plus juteuse).

Je pense à cuire plusieurs plats en même temps avec mon four à chaleur tournante (plat et gâteau par exemple, ou alors viande et légumes, ensemble ou séparément).

- Avec des plaques électriques classiques ou vitrocéramique : même principe, éteindre aux deux tiers de la cuisson.

- Avec des feux à gaz : le mijotage dans la cocotte en fonte garde une chaleur précieuse si le couvercle est bien ajusté (d'une manière générale, j'use et j'abuse des couvercles de toutes tailles).

La cocotte minute peut également finir la cuisson sans énergie, en maintenant la soupape. Je réduis la taille du feu que j'utilise dès que l'ébullition est atteinte, ou dès qu'il suffit de maintenir la température.

- Avec un cuiseur vapeur : J'utilise tous les étages, quitte à accommoder plus tard les aliments déjà cuits.

- Une cocotte en fonte dans un four chaud : Pour un bourguignon, par exemple, ou autre plat mitonné, on peut chauffer dans le four très chaud durant 45 minutes, en chauffant le couvercle à côté du plat, puis remettre le couvercle et abandonner le plat jusqu'au lendemain. Il cuira tout seul tout doucement grâce à la chaleur résiduelle.

Pendant la 2nde guerre (et probablement avant), les cuisinières préparaient des plats dans des "marmites norvégiennes" : après avoir chauffé un plat le temps nécessaire pour que le contenu soit bien chaud, elles enveloppaient la marmite d'un épaisse couche de chiffons, puis l'installaient dans une malle en complétant l'isolation par des chiffons et des vieux journaux, jusqu'à limiter l'air au maximum. Elles fermaient le couvercle, et le plat était parfaitement cuit quelques heures plus tard ! Ce principe de cuisson est très bien expliqué ici.

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