Mes chandelles

Contexte : L'éclairage électrique constitue un indéniable progrès pour l'humanité. Mais en l'adoptant, nous avons oublié le charme incontestable de l'éclairage à la bougie, qui a rendu ses services durant des siècles.

Le - pour la planète : Une dépendance totale à l'énergie électrique.

Le geste TE : Adopter par moment un éclairage minimaliste et chaleureux, à la bougie, en éteignant toutes les lampes, ou au moins quelques unes.

Comment : J'ai fait un inventaire de mes bougeoirs. Un repas aux chandelles de temps à autre, sans aucune autre source lumineuse, me parait une bonne amorce pour m'habituer à cette nouvelle ambiance et apprendre à l'apprécier. Je pense aux petits enfants qui, en s'amusant de la nouveauté, intégreront facilement l'expérience. Je prévois de fabriquer des lampions pour nos futurs repas sur le balcon.

Si cette proposition, comme toutes celles qui visent à économiser l'électricité, ne sont pas forcément très économes en émissions carbone dans un pays comme la France, dont la production électrique est essentiellement nucléaire, l'idée est d'aboutir à une diminution progressive de la demande marginale, qui justifie trop souvent le recours à des productions parfois très polluantes, comme le charbon. Par exemple : dans un pays comme la Roumanie, où l'usage de la chandelle est encore courant en milieu rural (comme il l'était dans nos montagnes il y a un siècle), si la demande se rapproche de notre mode d'éclairage tout électrique, elle justifiera quelque part un investissement dans une centrale supplémentaire. Au contraire, si notre consommation française parvient à stagner, puis diminuer, la Roumanie aura des perspectives de rattrapage sans qu'il ne soit nécessaire d’accroître la production au détriment de la planète. La transition est aussi une question de justice, comme l'ont clairement démontrées les négociations lors de la COP21.

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